Est-ce que tu as déjà fait un reset professionnel dans ta vie ?
Pas un petit reset du genre « lundi je reprends le sport », « cette semaine je m’organise mieux » ou encore « je vais me lever à 5h du matin et changer toute ma vie »…
Pas du tout, je parle d’un vrai reset, celui où tu regardes ce que tu as construit et où tu te demandes sincèrement « Est-ce que j’ai encore envie de tout ça ? »
C’est exactement ce que je viens de vivre professionnellement, après 17 ans d’entrepreneuriat, j’ai terminé un cycle et aujourd’hui, je commence quelque chose de nouveau.
Mais ce qui est assez particulier dans mon histoire, c’est que je n’ai pas fait ce reset parce que mon entreprise ne fonctionnait plus.
Bien au contraire, comme j’en parlais dans les décisions qui ont marqué ma vie, mon ancien modèle fonctionnait très bien. J’avais une audience, des offres, des clients, un système d’acquisition et j’avais déjà réalisé plusieurs centaines de milliers d’euros de chiffre d’affaires.
Alors pourquoi tout remettre en question ?
Pourquoi quitter quelque chose qui fonctionne ?
Et aussi, a-t’’on vraiment le droit de ne plus avoir envie de quelque chose qui fonctionne ?
C’est exactement la question que je me suis posée et dont je vous partage la réflexion dans cet article.
Je retrouvais mon énergie mais pas mon envie
Lorsque j’ai commencé à écrire mon livre, au début de l’année 2025, quelque chose avait changé. Cela faisait environ six mois que j’étais arrivée aux États-Unis et que je me relevais progressivement de mon burnout.
Mon énergie revenait tout doucement, step by step, et surtout, je recommençais à me sentir vivante.
J’écrivais mon livre et j’étais vraiment heureuse de le faire, j’avais retrouvé cette envie de créer, cet espace pour développer ma créativité, cette stimulation intellectuelle et cette sensation d’avoir plein de choses à dire et à partager.
A ce moment, j’avais également repris ma chaîne YouTube, enfin… j’avais essayé mais je n’avais pas réussi à m’y tenir parce qu’il y avait quelque chose qui clochait.
Quand je regarde aujourd’hui certaines vidéos que j’avais tournées à cette période, et que j’ai depuis masquées, cela me saute immédiatement aux yeux ! Je bafouillais, j’étais stressée, je n’étais pas vraiment à l’aise. Et surtout, je n’étais pas enthousiaste par rapport au contenu que je créais.
Sur le moment, je pensais simplement que je n’avais peut-être pas encore suffisamment récupéré de mon burnout mais en réalité, ce n’était pas seulement une question d’énergie mais une question d’envie.
J’avais bien retrouvé mon énergie mais je n’avais plus envie de faire ce que je faisais avant. Et ça, c’est très différent.
À cette période, j’avais toujours des clientes que je continuais d’accompagner en business mentoring. Je pouvais travailler, j’avais de l’énergie et j’étais compétente dans ce que je faisais.
Pourtant, lorsque certains contrats sont arrivés à leur terme, je me suis retrouvée face à une évidence : je n’avais pas envie d’en signer de nouveaux.
Je n’avais pas envie de continuer à coacher, pas envie de rester dans le « make money » en promettant à quelqu’un que j’allais l’aider à augmenter son chiffre d’affaires.
Et pourtant, pendant des années, j’avais fait exactement cela, j’avais accompagné des centaines de personnes en les aidant à bâtir leur éco-système : créer une audience, des offres attractives, un système d’acquisition pour les vendre, bref, un modèle qui fonctionnait financièrement. Tout était là, il n’y avait rien à redire en apparence mais à l’intérieur, l’envie n’y était plus.
Et je crois que c’est à ce moment-là que j’ai commencé à comprendre que j’avais mélangé deux choses.
Il y avait d’un côté le regain d’énergie ; je retrouvais la Amel joyeuse, vivante, créative, qui avait envie de travailler et de l’autre, il y avait la réalité qui me disait « Mais tu n’as plus envie de faire ce que tu faisais avant » /
Alors forcément, une question est arrivée « Mais comment vais-je faire maintenant ? »
Le plus difficile, c’est parfois de quitter quelque chose qui fonctionne
Mais pourquoi tu ne recommences pas tout simplement ?
Je crois qu’on parle beaucoup de la nécessité de changer lorsqu’une entreprise ne fonctionne plus, ce qui est assez logique. Si quelque chose ne fonctionne pas, on cherche une autre solution : on change de stratégie, d’offre, de positionnement ou encore de modèle.
Mais que se passe-t-il lorsque tout fonctionne… mais que vous n’en avez tout simplement plus envie ?
C’est beaucoup plus difficile parce que personne ne comprend vraiment pourquoi vous voulez abandonner un système qui fonctionne et qui vous rapporte des milliers d’euros mais surtout, vous-même, vous pouvez avoir du mal à vous comprendre.
C’est exactement ce qui s’est passé pour moi, d’ailleurs, je vais vous raconter une anecdote qui s’est passé avec ma fille, y a quelques jours. Après avoir terminé la lecture de mon livre, elle est venue me féliciter pour l’écriture de mon livre et aussi pour me poser des questions. Elle avait notamment été surprise d’apprendre que j’avais pu atteindre un chiffre d’affaires de plus de 350 000€ et me demanda alors « Mais pourquoi tu ne recommences pas ? »
A sa question, ma réponse fut très simple « Parce que je n’en ai plus envie. »
Et elle m’a répondu : « Ah bon. Je comprends. », sans ajouter un mot. Bien entendu, cette conversation m’a fait énormément réfléchir parce que finalement, c’était exactement la question que je me posais depuis plusieurs mois, ai-je le droit de quitter quelque chose qui fonctionne et qui apporte une sérénité financière à ma famille simplement parce que je n’en ai plus envie ?
J’ai culpabilisé de recommencer presque de zéro
Mon reset professionnel business m’amène aujourd’hui à recommencer quasiment de zéro.
Quand je dis « quasiment », je ne pars évidemment pas réellement de zéro.
Je pars avec presque vingt ans d’expérience, des compétences, une audience, une réputation, des clients fidèles et satisfaits et un réseau.
Pourtant, financièrement, il y a une grosse différence. Alors, que je pouvais générer plusieurs dizaines de milliers d’euros il y a quelques années seulement, aujourd’hui, mon chiffre d’affaires est de quelques milliers de dollars. Et forcément, lorsque l’on a rencontré la réussite et le chiffre d’affaires qui allait avec, ça fait réfléchir.
Je me suis demandé « Amel, est-ce que c’est grave ce que tu es en train de faire ? »
Alors oui, j’ai culpabilisé, je me suis sentie coupable de ne plus apporter la même aisance financière à mon foyer simplement parce que je n’avais plus envie de faire ce que je faisais avant.
Mais en même temps, je me connais très bien et je sais que lorsque j’arrive au bout d’un cycle, je n’arrive pas à me forcer, je peux essayer, je peux me dire qu’il faudrait continuer parce que c’est rentable mais en vrai, je n’y arrive pas car quelque chose en moi bloque, je m’ennuie, et ça ne me ressemble plus.
Et lorsque je ne suis plus stimulée, j’ai besoin d’aller chercher autre chose et ce, même si cela fait peur et même si cela génère de la culpabilité.
Et si c’était le début d’une nouvelle saison ?
Nous parlons souvent des cycles de la vie sans forcément mesurer ce que cela implique réellement. Pourtant, si on regarde simplement la nature, c’est évident. Il y a un printemps, un été, un automne, un hiver.
Et personne ne demande à un arbre de rester en permanence au printemps, personne ne lui reproche de ne plus produire de fruits en hiver, personne ne va lui reprocher d’avoir été plus productif quelques mois plus tôt, cela nous semblerait complètement absurde !
Et pourtant, c’est ce que nous faisons subir à nous-même : nous ne nous autorisons pas les baisses de régime, les périodes de pause, de réflexion de remise en question. A la place, nous culpabilisons dès que notre énergie ou nos envies changent car elles nous excluent de la “norme” qui nous oblige à être constamment en mouvement, à générer constamment du chiffre d’affaires au risque d’être en échec.
Pourtant, si nous prenons le temps de réfléchir, de faire le parallèle avec la nature, nous pouvons comprendre que nous aussi, nous sommes soumis à des cycles et qu’il faut savoir accepter les changements de saison et de cycle.
Mon ancien business a été une vraie réussite, il m’a permis de vivre des choses extraordinaires, de rencontrer des centaines de personnes, de développer énormément de compétences, de gagner beaucoup d’argent et surtout d’être libre.
Malgré cela,j’ai décidé de laisser ce modèle derrière moi. Cela ne signifie absolument pas que cette période était une erreur.
Une saison qui se termine n’est pas une saison qui a échoué.
Elle a simplement fait son temps, mais je crois que nous avons beaucoup de mal à accepter cela parce que nous avons tendance à penser que si quelque chose fonctionne, nous devons continuer, comme si arrêter signifiait reconnaître que nous nous étions trompés.
Alors que parfois, la bonne décision n’est pas de continuer à faire fonctionner quelque chose, c’est simplement de reconnaître que nous avons changé.
Il y a des saisons où l’on ne produit pas
Après avoir terminé l’écriture de mon livre, j’ai eu une période de pause assez brutale, pendant laquelle je ne faisais quasiment plus rien professionnellement.
Je vous en ai parlé dans une autre vidéo lorsque je vous racontais mon fameux « vide créatif ».
Et avec le recul, je crois que cette pause était nécessaire puisque c’est au cours de cette période que j’ai pu retrouver une vraie créativité.
Des envies complètement différentes ont commencé à émerger et c’est finalement là qu’est né mon reset. Cela confirme donc la théorie des saisons puisqu’il y a des saisons qui ne sont pas faites pour produire mais juste pour se régénérer.
Nous sommes simplement censés laisser de la place, de la place pour réfléchir, pour ressentir, pour faire émerger autre chose. Et ça aussi, c’est une saison.
Mon reset professionnel : ce que je garde et ce que je laisse derrière moi
Ce que je garde
Et c’est probablement ce qui a le plus changé dans ma manière de voir les choses.
Pendant longtemps, lorsque je pensais à un nouveau cycle, j’imaginais qu’il fallait forcément tout changer, tout quitter, tout recommencer. Aujourd’hui, je vois les choses complètement différemment.
Ainsi, dans mon reset, il y a des choses que j’ai décidé de garder et d’autres que j’ai décidé de supprimer radicalement.
J’ai choisi de conserver mon agence de marketing digital parce que c’est une activité dans laquelle je suis très compétente, dans laquelle je prends du plaisir à accompagner mes clients et qui m’apporte également une certaine stabilité financière.
J’ai gardé le travail en ligne parce que je veux absolument conserver ma liberté temporelle et géographique. C’est une condition non négociable pour moi afin de pouvoir organiser mon temps et pouvoir vivre où je veux.
J’ai gardé l’écriture. En effet, l’écriture de mon premier livre a été un vrai challenge mais aussi un vrai plaisir et je réfléchis déjà à l’écriture de mon second livre. Pour moi, l’écriture fait clairement partie de cette nouvelle saison.
Je suis revenue sur YouTube et je compte y rester pour de bon cette fois!
Cela faisait longtemps que j’avais envie d’être créatrice de contenu, de faire des vlogs, aujourd’hui, je me donne enfin la possibilité de le faire en mélangeant le facecam et le vlog.
Et surtout, j’adore ça.
Mais il y a des choses que j’ai complètement supprimées et là, je suis beaucoup plus radicale.
Ce que je laisse derrière moi avec ce reset professionnel
J’ai complètement supprimé l’accompagnement business orienté « make money ».
Les promesses du type :« Je vais t’aider à augmenter ton chiffre d’affaires. »
C’est terminé car après avoir accompagné des centaines de personnes sur ces sujets, je pense en avoir fait le tour et surtout, cela ne me stimule plus du tout.
Et donc j’ai besoin de passer à autre chose, ce n’est pas que je ne sais plus faire mais simplement que je n’ai plus envie de le faire.
Et je crois que c’est une nuance essentielle, on peut être très bon dans quelque chose.
On peut avoir construit toute son identité professionnelle autour de cette compétence, on peut même très bien gagner sa vie grâce à elle et malgré tout décidé : « Je ne veux plus faire ça. »
Pendant des années, je me suis également beaucoup censurée avec cette fameuse injonction «You need to speak to the niche. »
Tu dois parler à une niche hyper spécifique, tu dois choisir une cible, un problème, une promesse et ne surtout pas t’éparpiller. Alors oui, je comprends parfaitement la logique marketing derrière cela. Mais aujourd’hui, je n’en ai plus envie. J’ai 17 années d’entrepreneuriat, des compétences, des expériences, des apprentissages, une vie personnelle qui m’a également énormément appris.
C’est toute cette expérience de vie que j’ai envie de valoriser désormais, j’ai envie d’intégrer tous ces domaines dans mes accompagnement, c’est à dire intégrer l’entrepreneuriat dans un projet de vie global intégrant aussi bien la vie de famille,l’éducation des enfants, le couple, l’expatriation, la gestion de son argent, des finances parce qu’au fond, une personne n’est pas uniquement son business. Et c’est exactement ce qui a donné naissance à mes deux nouvelles offres :
The Reset et The Architecture.
Des offres qui sont beaucoup plus globales et qui correspondent beaucoup plus à la personne que je suis aujourd’hui.
Construire quelque chose de nouveau fait toujours un peu peur
Est-ce que ce modèle va fonctionner ?
Je vais être honnête avec vous, même après mon expérience d’entrepreneure de plusieurs années, créer et lancer un nouveau produit me fait toujours aussi peur que la première fois.
Moi aussi, à chaque fois, je me demande si cela va fonctionner parce que je quitte un modèle que je connais pour aller vers l’inconnu.
Un modèle qui a déjà fait ses preuves et je construis quelque chose de beaucoup plus global, qui sort davantage du cadre.
Mais finalement, à peine avais-je terminé la restructuration de mes offres et leur mise en ligne qu’une première cliente a intégré l’un de mes programmes donc cela m’a tout de suite confortée dans mes choix.
Et le plus fou dans tout ça, c’est que j’ai retrouvé quelque chose que je n’avais plus ressenti depuis longtemps : une vraie dynamique, une vraie motivation, de la stimulation et surtout… de la joie. Aujourd’hui, une chose est certaine, je ne peux plus faire de choses qui me dégoûtent ou qui m’ennuient.
Un nouveau cycle ne signifie pas forcément une nouvelle vie
Et je crois que c’est finalement la plus grande leçon à retenir de ce reset.
Avant, je pensais qu’un nouveau cycle devait forcément être synonyme de changement radical.
Maintenant, je vois complètement les choses différemment. En effet, Il y a énormément de choses que j’aimais déjà dans ma vie, et que je n’avais pas besoin de changer.
En vrai, j’avais surtout besoin de revoir la place que le travail occupait dans ma vie et la manière dont j’avais envie de travailler aujourd’hui.
C’est ça qui change tout, il y a des choses que je garde, d’autres que je fais évoluer, et quelques-unes que j’accepte simplement de laisser derrière moi.
Et finalement, c’est sûrement ça un véritable reset.
Pas recommencer de zéro, juste faire de la place à ce qui correspond à la personne que nous devenons.
Je ne sais pas combien de temps durera cette nouvelle saison
A l’inverse des saisons météorologiques, chez nous, le temps des saisons et des cycles n’est pas clairement défini, une saison peut durer plus ou moins longtemps selon nos besoins, nos aspirations, notre histoire de vie et ça, c’est magnifique, à condition de le comprendre et d’accepter que parfois, nous serons en off pendant un long moment.
Peut-être que mon nouveau cycle durera quatre ans, peut-être cinq comme cela a souvent été le cas pour moi. Je ne sais pas exactement où ce nouveau cycle va m’emmener et finalement, je crois que ça me va. Après tout, ne dit-on pas que la plus belle expérience d’un voyage est le chemin et non la destination ?
Pour ma part, pour la première fois depuis longtemps, je ne suis plus en train de chercher ce que j’ai envie de faire, je le sais et c’est sûrement pour cette raison que je peux dire que mon reset est terminé. J’ai arrêté d’essayer de retrouver celle que j’étais avant et j’ai commencé à construire avec celle que je suis aujourd’hui.
Et si votre vie avait simplement changé de saison ?
Je ne sais pas où tu en es aujourd’hui, peut-être que ton business fonctionne, que ta carrière fonctionne, peut-être même que, sur le papier, tu as tout pour être heureux(se).
Mais tu sens que quelque chose a changé, certaines choses ne te stimulent plus.
Tu continues peut-être certaines activités uniquement parce qu’elles fonctionnent et tu culpabilises peut-être à l’idée de les abandonner.
Mais peut-être que tu n’as pas besoin de tout quitter, peut-être que tu as simplement besoin de prendre du recul et de regarder honnêtement ce qui appartient encore à ta vie actuelle, définir ce que tu veux garder, ce que tu veux faire évoluer et ce que tu es prêt à laisser derrière toi, parce que finalement, nous ne sommes pas censés rester éternellement dans la même saison.
Et peut-être que la question n’est pas « Comment retrouver la vie que j’avais avant ? » mais plutôt : « Comment construire avec la personne que je suis devenue aujourd’hui ? »
C’est probablement la question que je me pose le plus actuellement et je crois que c’est aussi elle qui marque le début de mon nouveau cycle.
Pour aller plus loin
J’ai raconté tout ce chemin dans une nouvelle vidéo YouTube : mon burnout, le retour de mon énergie, le moment où j’ai compris que je ne voulais plus de mon ancien modèle, ce que j’ai décidé de garder et ce que j’ai complètement supprimé.
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Et si vous êtes vous aussi à un moment charnière de votre vie, où vous sentez qu’un cycle se termine sans savoir encore exactement ce qui doit venir ensuite, j’ai créé The Reset pour vous aider à prendre ce recul.
📖 Et si tu veux aller plus loin
Cette réflexion autour des choix de vie, des cycles, de l’entrepreneuriat et de la construction d’une vie qui nous ressemble est également au cœur de mon livre.
Je t’offre un extrait audio pour découvrir mon univers et les premières pages du livre.
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Parce qu’au fond, peut-être que le plus beau reset n’est pas celui qui nous fait tout recommencer. C’est celui qui nous permet enfin de cesser de vivre selon une ancienne version de nous-mêmes.

